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Le village primitif de Pérols

Vieux village de Pérols


À nouveau une carte, forte instructive, glanée sur le web. C'est n'est pas la plus ancienne carte connue (>> voir notre autre article) mais peut-être la plus ancienne qui détaille l'aspect du village primitif (voir en bas de l'article). 

Certes le dessin du cartographe de l'époque est un peu schématique et grossier, mais il situe parfaitement l'urbanisation primitive en haut de l'actuelle "Grand Rue", anciennement "Chemin de Montpellier à Pérols", 

L'église actuelle n'existait toujours pas. A sa place une petite église de style probablement roman-languedocien comme sa sœur de Lattes, suivi de l'ancien cimetière déplacé (avec la construction de la nouvelle église). 

On est aux alentours de 1780 car le Canal Rhône-Sète est partiellement achevé. Il est légitime d'hypothèser que cet configuration n'avait pas bougé depuis deux siècles, exceptées quelques maisons de moins en contre-bas de la "Grand Rue". Pour rappel, la population ne dépassait pas les 500 habitants, réduite de moitié lors des épidémies de paludisme à cause des étangs à proximité.

Vieux village de Pérols

--------- Pérols ----------
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Pourquoi une nouvelle cloche à Pérols ?

 Marie Sixtine


La relation entre le maire de Pérols et son église, propriété de la commune, c’est avant tout une histoire de sueurs froides à répétition.

Le premier maire à faire des nuits blanches fut Jean Arnassan (en 1873), 5 mois à peine après l’inauguration de l’église, car le clocher se lézarde et un éboulement de pierres s’est produit. 14 ans plus tard (en 1887), c’est le maire Jean Ardisson qui tire la sonnette d’alarme car des pierres de taille des contreforts du clocher menacent de tomber. Un demi-siècle plus tard (en 1928), le maire Pierre Valadier est en panique car la charpente qui soutient la toiture menace de s’effondrer ! 

Notre maire actuel n’a pas été épargné. Déjà en novembre 2017, il est obligé d’engager des travaux sur le tympan qui donne des signes de fatigue. L’occasion d’installer un médaillon en ornement pour combler le vide de l’ancien disparu. 

Rebelotte cet été, à la suite d’une inspection inopinée, où il apprend que le madrier du beffroi soutenant la cloche n’a jamais été installé dans le bon sens, occasionnant au fil du temps des fissures sur les structures du clocher. Obligé de faire des travaux en urgence. L’occasion, là aussi, de soulager l’ancienne cloche de 600 kg par une plus petite de 330 kg. Son nom : Marie Sixtine, en hommage à Marie et au Saint Patron de notre commune. Avec un son plus aigu et moins puissant, elle servira d'alternative ; premier test le 1 novembre avant la messe de la Toussaint. 

La mairie a évidemment optée pour le “Made in France” avec la maison Bodet et ses 150 ans d’expérience. 

Comme le veut la tradition de l’épigraphie campanaire, sont gravées sur la cloche les mentions religieuses, les parrainages et les ambassadeurs du projet (le maire du moment, au titre de la commune + le curé du moment, l’affectataire des lieux). Jean-Pierre Rico rejoint donc son homologue maire – et semi homonyme – Jean-Marie Arnassan dont le nom a été gravé sur le première cloche en 1872.

Rendez-vous pour le baptême de la cloche, 
en présence de l'Archevêque Métropolitain
dimanche 4 octobre à 16h30


Horaires cloches à Pérols

--------- Pérols ----------
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Histoire : Pendant 145 ans, Pérols a été espagnole !


Au chapitre des faits historiques de notre commune, celui-là est sans doute le plus singulier !

On est au début du 13e siècle, Pérols fait partie de ce que l'on nomme le "territoire compris entre l'Hérault (le fleuve) et le Virdoule". Un ensemble que se disputent le clergé de Maguelone et les comtes de Mauguio. Ce sont finalement les évêques de Maguelone, déjà propriétaires du Montpellieret (la banlieue de Montpellier), avec le soutien du Pape, qui vont gagner la partie. 

Mais un 3ième larron fait son apparition, un Roi espagnol d'Aragon - et Comte de Barcelone - Pierre II d'Aragon qui épouse en 1204 Marie de Montpellier et s'octroie la ville de Montpellier, mais aussi ses alentours dont Pérols, après des tractations fructueuses avec le clergé de Maguelone (le Pape étant le grand protecteur de Marie de Montpellier, ça aide !).

Dés lors, sur le port de Pérols, principale activité économique de notre village, on voit apparaître une nouvelle monnaie, le "marc barcelonais" à côté de l'ancienne, le sol mélgorien. Des lieutenants espagnols du Roi à l'accent arago-catalan sont de plus en plus présents au port pour veiller à la collecte des taxes sur les marchandises déchargées. Les lois et ordonnances qui régissent la vie de Pérols, comme à Montpellier, viennent pour l'essentiel d'Espagne.

Ça va même être un âge d'or pour Pérols ! En effet, le port concurrent de Lattes décline à cause de l'ensablement. Pérols devient donc la solution de rechange pour approvisionner Montpellier. Et comme on est en pleine période de gloire du Royaume d'Aragon, maître d'une partie de la Méditerranée (Majorque, Naples, Sicile, Sardaigne, Corse, Athènes,...), Pérols en profite largement.

Mais la France n'est plus une priorité de la couronne d'Aragon qui abandonne ses possessions languedociennes. En 1349, elle vend la seigneurie de Montpellier au roi de France Philippe VI : Montpellier devient possession de la couronne de France, tout comme Pérols.

--------- Pérols ----------
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Triste anniversaire : il y a un an, 2000 ans d'histoire de Pérols disparaissaient !

Vin à Pérols

Les vendanges de ce mois de septembre 2020 marquent les 1 an d'un triste anniversaire : celui de la fin d'environ 2000 ans d'une activité ancestrale à Pérols : le vin !

En effet, pour la seconde fois, le dernier raisin de Pérols n'ira pas dans une bouteille de vin pérolienne, mais dans une coopérative ailleurs. Plus grave, il se peut même que la dernière vigne de Pérols soit arrachée l'an prochain, faute d'utilité.

En cessant son activité, en juin 2019, dans l’indifférence générale, le Domaine Saint-Jean de la Pailletrice a scellé une grande page d'histoire du village. C'était le dernier vigneron de la commune, propriétaire de la dernière vigne de Pérols. Quant on songe que son vin (appellation VDP Pays l’Hérault avec le label IGP départemental) était encore primé, il y a 6 ans (Féminalise 2014)... triste !

Si Pérols a acquise sa renommée par la pêche de ses étangs, elle a surtout prospéré grâce à sa vigne. Il fut un temps où la Saint Miquélade (Saint-Michel), fête des vendanges le 29 septembre, était aussi importante que la Saint Sixte II. La terre pérolienne, très caillouteuse, n’est pas très favorable à l’agriculture, par contre elle était appropriée pour la viticulture. Très tôt, Pérols s’est dédiée au vin. La vie du village était totalement rythmée par ce dernier avec tous les métiers connexes. Regardez les anciennes photos de Pérols au début du 20e siècle, vous verrez un village noyé au milieu des vignes ! Un témoignage de cette époque vinicole fastueuse subsiste à travers l’énorme bâtiment de l’ancienne coopérative des "Crus de Pérols 1950" avec sa tour presque aussi haute que celle de l’église.

Vigneron à pérols

Vigne à Pérols

--------- Pérols ----------
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Fin août 1944, c’était la libération de Pérols !

Pérols sous l'occupation

Mais au fait, comment s’est déroulée la libération de Pérols de l’occupation nazi (novembre 1942 à août 1944) ?

Le 11 novembre 1942 (jour anniversaire de l’armistice de 1918, en guide d’humiliation) Hitler rompt celui passé avec le Maréchal Pétain deux ans plus tôt, et envahit la zone libre du sud de la France. En fin de journée se présentent donc sur le parvis de la mairie de Pérols des camions garnis de soldats en uniformes feldgraude de la Wehrmacht.

Une occupation de Pérols qui revêtait un intérêt stratégique majeur, puisque c’est à proximité du Port de Pérols, plus exactement au pont reliant Carnon, que le carburant venant de Sète par le Canal du Midi est acheminé à l’aéroport de Frejorgues par camions pour les bombardiers allemands. 

Deux anneés d’occupation pendant lequel le millier d’habitants du village va devoir se soumettre aux restrictions et, ici comme ailleurs, faire profil bas face à des soldats au comportement d’occupants en vacances, trop heureux de ne pas être sur le Front de l’Est. 

Nazis à Palavas
Soldats allemands à Palavas

Pourtant, un beau jour de fin août 1944, les allemands s’évaporent subitement des alentours de Pérols sans perte ni fracas, laissant derrière eux une partie de leur armement (notamment dans les blockhaus des hauteurs de Lattes qui servaient de défense anti-aérienne). En effet, 5 jours avant, 250 000 alliés venaient de débarquer à l’Est du Rhône (Débarquement de Provence) et risquaient d’arriver. Particulièrement un certain Général français qui passait souvent par Pérols pour rejoindre son école de cadres de l’armée à Carnon (Petit Travers). Il avait déserté l’armée de Vichy pour celle de DeGaulle après l’invasion de la zone libre, ce fameux 11 novembre 1942. Son nom : Jean de Lattre de Tassigny. C’est lui qui présidera aux cérémonies de la Libération de Montpellier, le 2 septembre 1944.

Aujourd’hui encore on se demande comment Pérols, coincée entre un aéroport de la Luftwaffe et un site stratégique d’une station radar à Lattes (>>  voir notre article) a pu échapper aux bombardements ? Peut-être qu’une partie de la réponse se trouve dans le fait que les allemands n’ont jamais choisi Pérols pour y installer un Quartier Général de commandement (Mairie ou Château en haut de la Grand Rue).

Ce sera la seule occupation physique de toute l’histoire de Pérols par une armée étrangère.

--------- Pérols ----------

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Confirmé ! Pérols était bien un lieu historique prédominant

Histoire de Pérols

Cette fois, on pense avoir trouvé le graal en termes de carte géographique. Ca va être dur d’en trouver une plus ancienne qui soit du domaine public. La plus vielle carte géographique mentionnant notre village (>> voir notre ancien article) remontait à 1650. Celle-ci est datée de 1640, mais sûrement plus ancienne dans sa conception (et pas sa publication) au vu des noms.

La grande nouveauté est le nom de Pérols orthographié "PERAUT" et même "PERAUD" pour l’étang attenant. Les plus anciens noms répertoriés étaient jusqu’alors : "PEROTZ" ou "PEROTS". Pas étonant pour des époques où l’oral primait sur l’écrit, le géographe devant se contenter de la prononciation fluctuante des locaux dans un Royaume de France où les patois locaux étaient encore la norme.

Une confirmation cependant : Pérols était bien un lieu majeur au sud de Montpellier. Ni Lattes, ni Palavas n’y figurent. À l’est de Montpellier (entre Lez et Salaison), seuls Castelnau et Pérols forment des bourgs d’importance.

Autre confirmation : la renommée de Pérols est attestée par le nom que portait le gigantesque étang qui allait de Maguelone jusqu’au sud de Lunel.

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Révolution française : Pérols change de nom

Cosme Lapadus

Allez savoir ce qu'il s'est passé dans la tête de la poignée de révolutionnaires locaux du moment pour débaptiser Pérols et nous dénicher ce nom de "Cosme-Lapalus" !!!

On comprend leur logique anti-chrétienne de virer les mots "Saint" ou "Sainte" des noms de communes, mais pour "Pérols", on ne voit pas ! La meilleure hypothèse pencherait vers une référence à un nom d'un leader révolutionnaire du coin, sûrement l'initiateur du projet.

Une certitude, Pérols a subi là une punition, prouvant la haine que les révolutionnaires acharnés de l'époque lui portaient. Trop conservatrice, trop fédéraliste (régionaliste), trop girondine (gauche provinciale de terroirs),... qui sait, peut-être trop chrétienne ?

On est le 25 vendémiaire 1793 (oui, dans leur délire, même le calendrier a été modifié !!!), l'Assemblée Nationale de l'époque passe aux mains des ultras révolutionnaires (les Montagnards) trouvant le processus de la révolution trop mou, et mettent en place un régime dictatorial (La Terreur). La suite est dans les livres d'histoire avec la chute de leur dictateur en chef (Robespierre et sa milice des Sans-Culottes) et un retour à plus de normalité.

Rajout : erreur de notre part, on a modifié : c'est Lapalus et non Lapadus... Tellement ce nom n'évoque rien, on s'emmêle les pinceaux ! 

--------- Pérols ----------
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Histoire : dimanche de Pentecôte à Pérols

Consul des mers à Pérols

Le dimanche de Pentecôte a longtemps eu une place particulière à Pérols, date d’une coutume locale durant laquelle devait être désigné le premier magistrat du village. 

Après l’église, où on célébrait l’intronisation par le Saint-Esprit des apôtres du Christ (Pentecôte), les notables du village se réunissaient ensuite pour introniser le premier magistrat du village. 

A l’époque, on ne parle pas de "Maire" ni de "Conseil Municipale" mais de "Premier Consul" et de "Consulat". Contrairement à d’autres endroits du Languedoc, le Premier Consul n’est pas élu par le suffrage des habitants, mais nommé par le Consulat (assemblée de notables et chefs de familles). Il entre en fonction pour un an et ne peut se représenter l’année suivante. Une fois élu, il reçoit le fameux chaperon rouge symbole tangible du pouvoir communal (équivalent à l’écharpe tricolore actuelle). 

Il faudra attendre mai 1696, suite à la création d’office de Maire par Louis XIV en août 1692, pour la nomination du 1er Maire de Pérols : Ignasse Estelle. Suivront d’autres, dont un certain Vitou en 1772, nom désormais célèbre à Pérols.

Maire et Premier Consul cohabiteront jusqu’à la Révolution française de 1789. Aprés seul le Maire,  élu au suffrage direct par les contribuables, détiendra l’autorité sur une commune.

--------- Pérols ----------

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Histoire : la machine à remonter le temps de Pérols

Histoire de Pérols en photo

Perolsblog a inventé une machine à remonter le temps à coup de logiciel de graphisme. On a pris la plus vielle photo aérienne connue de Pérols, des infos historiques,... et c’est parti ! Appréciez le résultat ! 

En l'an 100 (fin de l'antiquité) :
Pérols est encore un endroit marécageux peu peuplé.

En 1500 (moyen-âge) :
Pérols devient un bourg autour d'une chapelle.

En 1800 (début de l'aire industriel) :
Pérols compte 500 habitants.

En 1950 (fin de la 2nd Guerre Mondiale) :
Pérols arrive au millier d'habitants.

Vieux Pérols aujourd'hui en 2019
(noyé au milieu des quartiers résidentiels) :

total de la population = 9202 habitants.

---------- Pérols ----------
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Histoire : quand le port de Pérols était presque dans le village !

Port de Pérols autrefois

L’emplacement actuel du port ne date en réalité que d’un siècle et demi. Les dix siècles précédents, il se situait au pied du village, en bas de la Grand Rue. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les vielles cartes historiques publiques, la dernière datant de 1826 (plan cadastral napoléonien).

Rue du Radel à pérols
Emplacement de l'ancien port

Ce port portait le nom de "Radel", il a d’ailleurs donné son nom à la rue où justement il se situait autrefois.

"Radel" vient du mot "radeaux" parce que les bateaux l’empruntant en avaient la forme avec leur fond plat dans cet environnement peu profond. Les bateaux avec des coques plus prononcées accostaient dans l’autre port de Pérols, le Port Saint-Vincent (ou Port du Mas rouge), disparu depuis, prés de l’actuel parcours de santé.

C’était un port de forme arrondi relié à l’étang de l’Or par un canal, toujours visible sur Google Map de l’autre côté de la D66. C’est là qu’étaient débarqués les tonneaux et barriques pour être acheminés vers Montpellier par la route principale traversant le village dont il était séparé d’environ 500m. Avec le temps et le recul des eaux, le port sera déplacé ensuite plus bas vers la pointe.  

Il ne reste aucun vestige de ce port. Par contre, on peut encore voir une partie du canal d’accès au port sur le bord de la piste cyclable, au niveau des barrières en métal. 

Sans ce port, et ses bienfaits commerciaux, Pérols n’aurait jamais existé… ou ailleurs.

Ancien port de Pérols
Vestige du canal vers le Port du Radel
Rajout pour clore toute fausse polémique : Cette reconstitution reste une hypothèse et n'est absolument pas une certitude historique vérifiée. Je me suis basé non seulement sur le cadastre napoléonien, mais aussi sur l’hypothèse offerte par Isabelle Laborie (Historienne des Arts et des Civilisations, Membre du CNRS) dans son livre, "Pérols et ses Ports" dont je joins la carte. J’ai cautionné sa reconstitution car elle corrobore le bon sens topographique. En effet, la Rue du Radel est la principale zone inondable la plus proche du village primitif. Il serait curieux que les premiers habitants n’aient pas utilisé cette voie d’eau naturelle pour circuler et préféré s’embarrasser d’un déchargement plu lointain. 
De plus je parle bien d’un port primitif du Haut-Moyen Âge, voire du Moyen-Âge central. Il est fort possible que le port ait reculé avec le temps. Tout vestige existant restant celui de son époque et pas forcement de celle d’avant. 

Carte de Isabelle Laborie (Historienne des Arts , Membre du CNRS)
dans son livre, "Pérols et ses Ports"


---------- Pérols ----------
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Patrimoine de Pérols à réhabiliter : la Noria

La Noria de Pérols

Toujours au chapitre des trucs devant lesquels on passe tout le temps sans même soupçonner leur existence, ce patrimoine historique de Pérols invisible aux yeux des non avertis. 

Vous passez obligatoirement devant si vous circulez sur l’avenue Marcel Pagnol, elle est juste après le rond point avec la route de Lattes, à gauche en direction de Montpellier (devant le n°356). La toponymie étant bien faite, ce rond point porte justement le nom de "giratoire de la Noria", tout comme le bureau de poste non loin baptisé "bureau de Poste de la Noria".

Une noria est un mécanisme hydraulique permettant de remonter l'eau d’un puits pour irriguer les cultures. Le mot est un emprunt de l’arabe par les espagnols aux maures. La noria de campagne était actionnée par un animal, souvent un mulet, à qui l'on bandait les yeux la durée souhaitée, et qui était attelé à une barre d'entraînement.

Difficile de la dater mais on voit bien d’après les pièces forgées qu’elle remonte probablement à la fin du XIXème/début XXème. Elle irriguait probablement un endroit sec comme le trahit le nom du quartier : "Cantegril" (là où "chantent les grillons", hors le biotope du grillon est ensoleillé, sec et peu pourvu de végétation).

Dommage que ce vestige du passé rural, honoré par des générations entières, ne soit pas mis plus en évidence, sur un rond point par exemple, cela aurait plus de gueule que son emplacement actuel totalement enclavé.

---------- Pérols ----------
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Pérols partenaire de la Légion depuis 1980

AALME à Pérols

Avant hier, en allant au cimetière de Pérols, je croise un couple de vieux péroliens allant fleurir des tombes. J’entame la discussion sur ma présence en leur expliquant que je vais filmer la tombe de la Légion étrangère à l’occasion de la commémoration annuelle du 2 novembre. Stupéfaction de leur part ! Ils n’étaient même pas au courant de la présence de cette sépulture, ni des cérémonies qui y sont consacrées !

Il était donc de notre devoir de réparer cette injustice faite au patrimoine immatériel de Pérols par une vidéo (çi-dessous) en forme de piqûre de rappel à tous les pérolien(ne)s.




---------- Pérols ----------
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Horreur : une fête d’Halloween dans un cimetière de Pérols !

Halloween à Pérols

Quoi de mieux pour fêter Halloween qu’un cimetière ? Niveau ambiance, on est top raccord ! Ce sera bien le cas demain sur l’initiative de la Mairie. Non, pas au cimetière Saint-Sixte, ni au cimetière Saint-Sauveur, mais au cimetière de la place Carnot. 

Comment ! Vous n’étiez pas au courant ? Eh oui, à l’origine la Place Carnot est un ancien cimetière dans le prolongement de l’église primitive du village, baptisée Saint-Sauveur. Le cimetière fut déplacé en 1863 avenue des Levades, et l’église remplacée par celle actuelle.

N’empêche ! Perolsblog a fait son calcul. Si un corps met 50 ans à se décomposer avec un cercueil, et que la présence humaine à Pérols est attestée depuis le VIe siècle avant J.-C, il est fort probable que beaucoup de restes humains n’ont pas pu être déplacés et se sont mélangés à la terre. 

Gageons que les âmes de ces défunts n’en souffriront pas trop, ils en ont vu d’autres sur cette place ! Après tout, les fêtes de village sont souvent des moyens de maintenir une forme d’identité mémorielle dans la continuité des nos ancêtres défunts.

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Histoire : Le blason de Pérols aurait pu être un chaudron

Les armoiries de Pérols

L’idée a sans doute traversé l’esprit des décideurs lors de la création du blason de notre ville, car cela tombait de source (celle du Boullidou justement), même si on aime bien notre Saint-Sixte II aussi.

En effet le nom de notre village n’est rien d’autre que la traduction française du mot « Chaudron » issu du patois languedocien (pairòl = chaudon, pairolièr = chaudronnier, pairolariá = chaudronnerie). Il n’y a plus le moindre doute quand on lit le fameux "Guide du voyageur dans le département de l'Hérault" publiés en 1827 par Jean-Marie Amelin. En déplacement à Pérols pour son ouvrage, il écrit ceci : 
Les amateurs d’étymologies tirent le nom de ce village du cul d’un chaudron, de peyrôou, qui en patois signifie chaudron, à cause qu’on y trouve un trou (le Boullidou) qui en a à peu près la forme, et que l’on fait la pérolade (fricassée de poissons) dans un chaudron... Il n’est toutefois qu’on ne puisse y trouver, dans le ragoût dit pérolade, un excellent plat de poisson. Une pérolade est l’assemblage de poissons de diverses sortes apprêtés d’une façon particulière au pays.
Au passage, on a la confirmation de l’existence déjà ancienne de la "Pérolade", sorte de  bouillabaisse typique de Pérols. Un mets oublié à remettre urgemment au goût du jour et inscrire dans le patrimoine du village. 

Voilà, vous êtes maintenant au courant qu’à chaque fois que vous dites « j’habite Pérols ! », vous dites en réalité « j’habite le chaudron ! ».

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J’ai honte, mais encore plus honte pour les élus de Lattes !!!

Richard D. Macon et Joseph E. Gordon Lattes

Aujourd’hui marque le 75e anniversaire de la mort Richard D. Macon et Joseph E. Gordon. Des noms forcement oubliés, vu que nos décideurs locaux les ont rayé de l’agenda commémoratif.

Pourtant ce sont ceux de deux véritables modèles, dignes de figurer au panthéon des anonymes qui nous réconcilient avec l’humanité (>> voir mon article). 

Au-delà de simples héros de guerre abattus dans notre ciel, ils étaient une incarnation rayonnante de la lutte contre les préjugés et le racisme, bien avant un Martin Luther King ou un Mendela. De surcroît, morts pour la liberté des autres, blancs en l’occurrence, à 8000 km de chez eux ! Quoi de plus admirable ? 

En ce jour anniversaire, aucune commémoration, ni évocation, ni le moindre bouquet de fleur de la Mairie de Lattes sur la stèle installée devant le cimetière Saint-Jean. Il ne s’est trouvé personne dans le personnel municipal pour noter cette date ! Un oubli qui en dit long sur beaucoup de chose. 

Ni une ni deux, j’ai foncé à Auchan acheter un bouquet afin de réparer cette insulte faite à la mémoire collective. Dieu vous garde mes fréros ! Perols Blog ne vous oublie pas !

NB : « En 2019, ma commune, elle assure » clame le slogan de la page facebook officielle de la ville de Lattes. Tu parles ! Limite, on aurait préféré que la stèle soit installée à Pérols. On a peut-être l’obsession des commémos, mais cela évite de tomber dans le déshonneur.

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Fêter la Saint-Sixte, est-ce bien laïc ?

Fête de la Saint Sixte à Pérols

Certains habitants de Pérols ont légitimement le droit de se poser la question dans notre pays juridiquement laïc (même si l’essentiel de notre histoire, notre morale publique, nos mœurs, notre calendrier,… sont d’inspiration chrétienne). A cet égard, la Mairie de Pérols se garde bien de mettre une référence religieuse sur ses affiches annonçant les festivités de la Saint-Sixte (même si elle est bien obligée de conserver le nom).

En fait, la réponse est OUI ! La vénération publique des saints, comme à d’autres endroits du monde, fait partie désormais du "patrimoine culturel immatériel" reconnu par l’Unesco, donc la France qui en est membre. On peut d’ailleurs lire ceci sur le site de l’Unesco : « Bien que fragile, le patrimoine culturel immatériel est un facteur important du maintien de la diversité culturelle face à la MONDIALISATION croissante ». 

En somme, la Saint-Sixte incarne une partie de la culture à Pérols, que cela plaise ou non ! A charge pour les mécontents de créer leur propre fête pérolienne dans la durée (plus d’un siècle) et la faire ensuite inscrire au patrimoine immatériel.

Au fil du temps, le caractère religieux de la fête votive (du latin "votum" = promesse solennelle faite à -ou aux- Dieu) s’est estompé pour devenir un moment de défoulement rural après le labeur des récoltes et avant celui des vendanges. Par contre, il existe toujours le moment sacré de la Messe dédiée au Saint Patron, suivie de la procession avec sa statue.

En quoi Saint-Sixte II est-il saint ? 

Pas à cause de sa fonction de Pape, tous les Papes ne sont pas des Saints, mais par son martyr (>> voir notre page dédiée à Saint-Sixte II). On le sait moins, mais d’une certaine façon, s’attirer les bonnes grâces de Saint-Sixte II, c’est aussi lutter contre l’influence des serviteurs du démon. Un truc à invoquer lors d'un exorcisme. En effet, notre Saint a été condamné à la peine capitale par l’empereur Valérien sous l’influence d’un certain Macrin, son conseiller adepte des démons et de la théurgie maléfique. Ce dernier était partisan d’exterminer tous les chrétiens, ennemis capitaux des démons et des magiciens.

Leçon de catéchisme au sujet des Saints
Un(e) Saint(e) est une spécificité du catholicisme et de l’orthodoxie (absente chez les protestants, les juifs et les musulmans). Ne pas confondre avec les Anges, non humains, qui portent souvent le titre de "Saint".
Les saints sont des hommes ou femmes proposés aux croyants comme modèles de vie en raison de leur comportement exemplaire ou leur élévation spirituelle.
L’idée est de permettre aux gens qui ont du mal à s'adresser directement à Dieu dans certaines situations de péché, d’avoir des intercesseurs, sorte d’interlocuteurs (sans tomber dans l’adoration proscrite). Les Saints ayant mené une vie humaine, ils ont pu être en situation de péché eux aussi, donc connaissent mieux le sujet.
Invoquer un mort est normalement interdit par toutes les religions du livre, assimilé à de la sorcellerie ou de la nécromancie. Un Saint en revanche n’est pas vraiment mort puisqu’il a le privilège de vivre spirituellement auprès de Dieu.

---------- Pérols ----------
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Histoire : Pérols en juin 44

Débarquement en Normandie à Pérols

Il y a 75 ans, jour pour jour, le débarquement allié en Normandie commençait. 

A Pérols, la nouvelle n’a probablement enthousiasmé personne tellement les habitants avaient la tête ailleurs, les yeux à scruter les avions dans le ciel et les oreilles aux aguets pour entendre les sirènes retentir. A Pérols, comme dans tout le sud-est de la France, on n’a qu’une idée en tête en ce mois de juin 1944 : se réfugier le plus vite possible dans une cave ou un abri au moindre bombardement.

C’est que le village de Pérols venait d’avoir le triste privilège d’être parmi les communes à subir le terrible bombardement allié du fameux 26 mai 1944 sur les villes du sud de la France (Marseille, Avignon, Nimes). Si les grandes villes furent logiquement choisies à cause de leurs importantes gares ferroviaires, Pérols eu la malchance de se trouver prés du seul aérodrome de la région (Montpellier-Fréjorgues), cible éminemment stratégique. 

Au total, 1575 tonnes de bombes seront lâchées par 669 bombardiers américains sur l’ensemble des objectifs de la journée. On ne sait pas combien de bombes furent suffisantes pour le seul aérodrome de Fréjorgues, les archives parlent de 4 groupes de B24, perchés à 20 0000 pieds d’altitude (pour éviter l’artillerie anti-aérienne installée à l’actuel Fenouillet) pour ce projet. Heure d’arrivée sur la cible : 10h34. L’opération fut couronnée de succés d’après les rapports alliés, puisque le lendemain la Luftwaffe a du déménager ses avions pour un autre aéroport en Pologne.

On parle de miracle aujourd’hui (>> voir mon article) mais à l’époque les péroliens préféraient sans doute serrer les fesses en prévision du prochain bombardement que se croire protégés par une force divine. Chacun devait avoir en tête la mort de cette pauvre habitante de Vauguières, fauchée à Pérols par une bombe, ce 26 mai, tombée prés du mur du château, en face de la nouvelle crèche. Finalement ce sera la seule bombe à avoir touché Pérols ! 

Un mal nécessaire, puisque ces bombardements furent la condition sine qua non du débarquement en Provence, lui-même indispensable pour venir ouvrir un second front en France et sauver celui de Normandie qui piétinait.

--------- Pérols ----------
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Egalité Homme/Femme : Pérols en retard !

Rues à Pérols


En cette journée des "droits de la femme et pour la réduction des inégalités par rapport aux hommes", je me suis mis en tête de rechercher un nom d’une femme célèbre à Pérols, ou à défaut les noms des femmes que la commune a choisi d’honorer. Direction l’index des rues et impasses de Pérols, vrai support mémoriel.

Et là badaboum ! J’aimerais me tromper mais je n’ai répertorié qu’un seul nom de rue honorant une femme : "Rue Hélène Boucher", célèbre aviatrice de l'entre-deux-guerres. Sur les 285 noms de rues et impasses, cela fait moins de 1% (0,4% exactement) ! ! ! Une seuil inférieur à celui au niveau national qui est d'environ 2% de noms de rue de femmes. 

Pérols est donc en retard d’au moins 4 noms de rues pour être dans la moyenne nationale. Pourtant les héroïnes nationales jalonnant notre histoire et notre terroir, ce n’est pas ce qui manque.

Rajout : erratum, il y a  aussi une rue "Marie Martin", mais je ne trouve rien sur sa renommée.

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Histoire : quand Pérols était sous la mer puis un rivage

Les plages de l'Hérault

Le tout nouveau Programme d'Action de Prévention des Inondations (PAPI) pour du bassin de l’étang de L’Or vient d’être signé. Celui-ci prend en compte le risque de submersion marine dû au réchauffement climatique, comme une donnée nouvelle. 

Nouvelle ? Pas vraiment ! Si on refait l’histoire climatique des bords de la Méditerranée, on découvre que le littoral était encore sous l’eau aux environs de –1000 av J.C. (fin de l’âge de bronze - début de l’âge de fer). Le monde sortait de l’ère glacière (dit du Würm) vers un réchauffement climatique avec une fonte des glaciers responsable de la montée des mers. Pérols était donc sous l’eau.

Plus tard, vers –500 av J.C., à l’arrivée des premiers conquérants marins sur la côte (Etrusques), Pérols était encore un rivage donnant directement sur la mer, car le lido n’était pas formé. 

C’est à l’arrivé des Romains que les étangs se sont réellement formés sous l’effet combiné des alluvions charriés par les rivières et fleuves des montagnes et le reflux de la mer, pour former un lido.

Au XVIIe siècle, les étangs n’en formaient qu’un et on pouvait aller d’Agde à Aigues-Mortes par un seul étang.

Le lido de l'Hérault

Rivage de l'Hérault

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Cadeau du Maire aux familles des anciens combattants

Paroisse Pérols


À anniversaire exceptionnel pour le centenaire, cadeau exceptionnel.

Pérosblog a eu accès à un exemplaire du livre d’or distribué aux familles de descendants des péroliens morts lors de la Grande Guerre. Un témoignage poignant pour les amoureux du passé local.

Ce livre d’or est une reproduction fidèle de celui retrouvé dans les archives de la paroisse Saint-Sixte II. Chaque page est une sorte de calligraphie à la mémoire d’un combattant tombé pour la France agrémentée d’une photo d’époque du concerné. La fin du livre est un inventaire détaillé des contributeurs, avec montant du don, pour l’édification du monument aux morts dans l’église.

On y apprend par exemple que le soldat décédé le plus loin de Pérols est un marin à bord du puissant cuirassé français le "Jean-Bart" à proximité de l’île de Corfou (île grecque de l’Adriatique) engagé pour protéger nos alliés serbes contre les attaques austro-hongroises, un 18 novembre 1917.

NB : Dimanche après-midi prochain a lieu dans la salle Abric le loto en faveur des anciens combattants, l'occasion de prolonger notre soutien en ce centenaire.

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