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8 mai 45 à Pérols, quand le profane rejoint le religieux


clocher de Pérols

On est en mai 1945, Pérols est débarrassé de l’occupant allemand depuis presque un an (>> voir notre article) mais toujours marqué physiquement par sa présence avec des milliers de mines et de barbelés dans les vignes alentours qui avaient servi de repères aux mitrailleuses anti-aériennes. À l’intérieur même du village, les habitants de Pérols finissaient juste de démonter l’éphémère gare de chemin de fer installée à la Martégale qui reliait l’intérieur des terres à Carnon pour ravitailler les blockhaus le long du littoral, via le Canal Rhône-Sète, protégeant le Mur de la Méditerranée (Südwall) contre un hypothétique débarquement allié dans le Languedoc.

L’armistice officiellement signé ce mois de mai 1945, les anciens du village décident de marquer le coup pour célébrer à leur manière cette bonne nouvelle. Ils auraient pu opter pour une statue de Gaulle ou du général de Lattre de Tassigny comme symbole, ils préféreront celle de la Vierge Marie sur le clocher de l’église (>> voir notre article). Un artiste est choisi et le projet est lancé.

Hasard ou choix délibéré, ce mois de mai est celui consacré à la Vierge Marie (Mois de Marie) dans l’ancienne liturgie chrétienne. Là encore, un héritage d’anciennes traditions païennes pour ce mois de fleuraison du printemps, le symbole floral étant souvent associé à celui de la féminité.

Un mois plus tard, le 16 juin exactement, la statue est hissée au sommet du clocher dont le toit en tuile est remplacé par une dalle en ciment, cerclée d’une barrière.

En somme, cette statue qui toise notre village est aussi un symbole visible de célébration de la fin de la guerre 39-45.




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A Pérols, on joue au football depuis 1684



Comment on va pouvoir se la péter dans les tribunes du nouveau stade du MHSC ! Osez les rageux dire que Pérols n’a pas assez le foot dans le sang pour accueillir un vrai stade de foot pro !

Attention, on ne parle pas du siècle dernier là, mais de l’époque de Louis XIV. L'époque des mousquetaires et d'Angélique Marquise des anges, tout ça... Même pas les courses camarguaises existaient. Même pas le ballon était gonflé à l’air, mais rempli avec de la paille du paysan. Genre tu fais une tête, t’as plus de tête !

On est en 1684, le curé de Peyrolz (on écrivait comme aç) a tellement le seum qu’il écrit une lettre à son l’évêque pour faire sa poukave parce que les villageois foutent de dawa les jours sacrés :

« On danse quelquefois les saints jours et l’on joue souvent, surtout au ballon, même devant l’église où on ne peut prier Dieu pour lors, tant à cause du bruit qu’on fait qu’à cause des blasphèmes, que des paroles sales qu’on y profère hautement ».


Vous avez bien lu « surtout au ballon ». Ok, ca devait plus ressembler à truc de badass avec des règles zarbi mais au moins on une preuve écrite. Le club de Montpellier à été crée en 1914, nous nos mecs jouaient déjà en 1684. C’est qui les crédibles ? 

 


 




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Histoire de Carnon, ou le grand ratage pour Pérols

Histoire de Carnon


A
près Lattes (>> voir notre article), on poursuit notre saga dédiée aux voisins. Cette fois, cap au sud à Carnon !

C’est histoire d’un énorme échec pour notre commune. A défaut du être devenue la station balnéaire privilégiée des habitants de Montpellier (elle s’est faite damner le pion par sa voisine de Palavas), Carnon aurait dû logiquement être incorporée à Pérols pour devenir "Pérols-Plage" à l’image de Frontignan-Plage ou Marseillan-Plage. Historiquement, il ne fait aucun doute que les pères fondateurs sont péroliens.

Si on omet l’existence d’une Baronnie de Carnon au Moyen Âge dont il ne subsiste aucune trace matérielle, pas plus qu’une commanderie hospitalière (on imagine d’ailleurs mal des châtelains ou une troupe survivre dans cet enfer de moustiques et de puanteur d’eaux saumâtres), Carnon n’a pas de racines propres. Seulement un nom de lieu-dit à la signification pas vraiment élucidée.

Les archives sont formelles : les péroliens furent les premiers colons à s’installer et viabiliser l’endroit dans la première moitié du 19ième siècle. Nous avions déjà évoqué le cas du curé de Pérols (>> voir notre article), nous pourrions aussi citer d’autres pionniers : Jean Jouvenel, Pierre Joubert, Léopold Estienne (futur passeur du bac), la famille Grasset, la famille Benezech,…

A l’époque, les seules constructions sont des cabanes précaires de pêcheurs. Mais deux événements vont bouleverser l’histoire locale : l’économie viticole en pleine expansion et le thermalisme balnéaire. D’un côté, la recherche d’espace pour la vigne des sables (plus résistantes au phylloxéra). De l’autre, la demande d’une clientèle adepte des bains de mer.

Certains habitants de Pérols flairent l’opportunité et se mettent à planter leurs vignes à Carnon rive est (même le célèbre Gaston Bazille propriétaire du chai de Pérols – future médiathèque – est de la partie). D’autres construisent des buvettes et chalets de plage rive ouest qui devient le cœur historique (la "Rue du Vieux Village" en témoigne aujourd'hui) avec la création d’un grand jardin publique hupé (Jardin du Bosquet) aux arbres exotiques.

Le plus célèbre pionnier pérolien fut sans aucun doute Pierre Benezech. Marin pêcheur, il construit une petite buvette en 1838 qui deviendra un énorme établissement réputé "le Kursaal Maison Benezech", avec sa fameuse bouillabaisse, qui rayonnera jusque dans les années 40.

Ce sont des générations de familles de Pérols qui seront les passeurs entre les deux rives du Canal Rhône-Sète sur le bac prévu à cet effet, avant la construction du Pont de Carnon en 1921.

D’abord rattaché à Pérols dans les guides touristiques, le hameau de Carnon devient Carnon-les-Pérols. Expansionnisme oblige, il prend le nom de Carnonville-la-mer pour coller à l’image d’une station balnéaire haut de gamme.

Mais l’arrivée d’un notable auvergnat du vin en 1919, André Grassion, va éclipser définitivement le rôle des pionniers péroliens en monopolisant tous les lauriers de fondateur de Carnon. Lui et sa famille par alliance (famille Cibrand) rachètent toutes les terres de la rive est, construisent un pont sur le grau pour relier les deux rives, et finalisent le déploiement urbain de la station. La page pérolienne de Carnon se referme et se noie définitivement dans l’oubli.




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Histoire de Lattes : à la recherche de l'âme perdue

Lattes au Moyen Âge


Couvre-feux, journée courte, ski en montagne interdit,... difficile de faire des road-trip lointains en cette période hivernale. On se rabat donc sur de la proximité. Tant mieux, cela faisait un moment que nos communes limitrophes méritaient un petit coup de projecteur. Aujourd'hui, direction Lattes.

La commune la plus paradoxale du département, voire du Languedoc, par son histoire incroyablement riche mais des vestiges quasi inexistants. De son port antique (sans doute le plus ancien de tout le Golfe du Lion) dont il ne reste que des carrés de pierre au sol, à son port du Moyen Âge (le plus prédominant de l'est du Bas-Languedoc avant l'apparition d'Aigues-Mortes puis Sète) totalement disparu, on est forcement en mode frustration. 

Heureusement il y a le petit musée Henri Prades pour restituer l'univers du port antique, grâce notamment aux objets des fouilles exposés depuis 30 ans. Mais rien de monumental.

Pour la période du Moyen Âge, c'est la misère complète avec aucune trace du village primitif, chose presque unique dans notre région. Il faut se contenter de la petite église romane de Saint-Laurent (en fait un reste d'une église plus grande) et un morceau de rempart Rue de la Porte Lombarde. Lattes était une petite ville fortifiée d'environ 9 hectares (grande comme le vieux village du Pérols actuel).

Vous devrez donc utiliser votre imagination pour retrouver l'âme perdue de Lattes. Par exemple :

- devant le collège Georges Brassens, en vous imaginant à l'endroit du port le plus important du Languedoc à son époque, d'où transitaient les marchandises vers la capitale française (Montpellier) des Rois d'Aragon (>> voir notre article). Un large canal passait là, baptisé "Roubine des marchants" (ancien Lez occidental), jusqu'à la mer.

- devant le monument aux morts où se situait le château fort de Lattes avec sa tour massive, refuge des rois lors des révoltes à Montpellier (Guihlem VI en 1141, Pierre d'Aragon en 1206).

Pour aider à vous plonger dans ce passé glorieux, on vous a concocté deux visuels. Bonne promenade dans le centre à la recherche des ondes du passé !

Lattes au Moyen Âge

Lattes au Moyen Âge





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Erratum : Pérols a été espagnole 357 ans et pas 145 !



Un lecteur pointilleux tombé sur notre article "Pendant 145 ans, Pérols a été espagnole" (>> voir article) nous a envoyé une remarque historique très pertinente. En effet, si on admet que le Royaume d'Aragon (dont dépendait Pérols de 1204 à 1349) été espagnol, il en va de même pour le Royaume de Tolède possesseur du Languedoc (de 507 à 719). On totalise donc 357 ans de domination espagnole sur notre village de Pérols. 

L'adjectif "espagnol" collé aux Royaume de Tolède puis celui d'Aragon est évidement une facilité de langage par soucis de compréhension géographique, comme coller l'adjectif "français" aux territoires gallo-romains conquis par Clovis et ses successeurs. L'Espagne unifiée politiquement date seulement de 1700 avec le premier Roi espagnol des Bourbons. 

Battus à Vouillé en 507, les wisigoths se replient en Espagne et fondent leur capitale à Tolède mais gardent le Languedoc sous leur domination, baptisé Septimanie, jusqu'en 719 (date le l'invasion musulmane du nord de la péninsule ibérique). 

Durant 212 ans, notre commune, simple territoire où sont installées 3 ou 4 villas gallo-romaines, sera donc sous tutelle espagnole wisigothique et intégré au diocèse arien (arianisme) de Maguelone. 

Un jumelage de Pérols avec une ville espagnole aurait du sens au regard de l'histoire, surtout avec notre culture taurine. On lance l'idée.






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11 novembre 2020 : une commémo en portraits


Hommage, en 23 portraits choisis, à nos braves tombés pendant la Grande Guerre (dont 3 Croix de Guerre) – Extrait du Livre d'Or publié en 2018 par la Maire de Pérols.

René Jean-Baptiste Joubert - Pérols

Auguste Granier – Pérols

Léoplod Joubert – Pérols

Pierre laporte – Pérols

Joseph Planchon – Pérols

René Jean-Baptiste Joubert – Pérols

Léon Sagnes – Pérols

Marcelin Valadier – Pérols

Jean velay – Pérols

Antonin alric – Pérols

Jean Aubert – Pérols

Jean Aygalin – Pérols

Charles Azema – Pérols

Cyprien Baraquié – Pérols

Raoul Bousquet – Pérols

Louis Daucan – Pérols

Jean Delmas – Pérols

Marius Delmas – Pérols

Emile Pansanel – Pérols

Jean Pioch – Pérols

Julien Alric – Pérols

Marius Delmas – Pérols

Léon Naud – Pérols

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Le village primitif de Pérols

Vieux village de Pérols


À nouveau une carte, forte instructive, glanée sur le web. C'est n'est pas la plus ancienne carte connue (>> voir notre autre article) mais peut-être la plus ancienne qui détaille l'aspect du village primitif (voir en bas de l'article). 

Certes le dessin du cartographe de l'époque est un peu schématique et grossier, mais il situe parfaitement l'urbanisation primitive en haut de l'actuelle "Grand Rue", anciennement "Chemin de Montpellier à Pérols", 

L'église actuelle n'existait toujours pas. A sa place une petite église de style probablement roman-languedocien comme sa sœur de Lattes, suivi de l'ancien cimetière déplacé (avec la construction de la nouvelle église). 

On est aux alentours de 1780 car le Canal Rhône-Sète est partiellement achevé. Il est légitime d'hypothèser que cet configuration n'avait pas bougé depuis deux siècles, exceptées quelques maisons de moins en contre-bas de la "Grand Rue". Pour rappel, la population ne dépassait pas les 500 habitants, réduite de moitié lors des épidémies de paludisme à cause des étangs à proximité.

Vieux village de Pérols

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Pourquoi une nouvelle cloche à Pérols ?

 Marie Sixtine


La relation entre le maire de Pérols et son église, propriété de la commune, c’est avant tout une histoire de sueurs froides à répétition.

Le premier maire à faire des nuits blanches fut Jean Arnassan (en 1873), 5 mois à peine après l’inauguration de l’église, car le clocher se lézarde et un éboulement de pierres s’est produit. 14 ans plus tard (en 1887), c’est le maire Jean Ardisson qui tire la sonnette d’alarme car des pierres de taille des contreforts du clocher menacent de tomber. Un demi-siècle plus tard (en 1928), le maire Pierre Valadier est en panique car la charpente qui soutient la toiture menace de s’effondrer ! 

Notre maire actuel n’a pas été épargné. Déjà en novembre 2017, il est obligé d’engager des travaux sur le tympan qui donne des signes de fatigue. L’occasion d’installer un médaillon en ornement pour combler le vide de l’ancien disparu. 

Rebelotte cet été, à la suite d’une inspection inopinée, où il apprend que le madrier du beffroi soutenant la cloche n’a jamais été installé dans le bon sens, occasionnant au fil du temps des fissures sur les structures du clocher. Obligé de faire des travaux en urgence. L’occasion, là aussi, de soulager l’ancienne cloche de 600 kg par une plus petite de 330 kg. Son nom : Marie Sixtine, en hommage à Marie et au Saint Patron de notre commune. Avec un son plus aigu et moins puissant, elle servira d'alternative ; premier test le 1 novembre avant la messe de la Toussaint. 

La mairie a évidemment optée pour le “Made in France” avec la maison Bodet et ses 150 ans d’expérience. 

Comme le veut la tradition de l’épigraphie campanaire, sont gravées sur la cloche les mentions religieuses, les parrainages et les ambassadeurs du projet (le maire du moment, au titre de la commune + le curé du moment, l’affectataire des lieux). Jean-Pierre Rico rejoint donc son homologue maire – et semi homonyme – Jean-Marie Arnassan dont le nom a été gravé sur le première cloche en 1872.

Rendez-vous pour le baptême de la cloche, 
en présence de l'Archevêque Métropolitain
dimanche 4 octobre à 16h30


Horaires cloches à Pérols

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Histoire : Pendant 145 ans, Pérols a été espagnole !


Au chapitre des faits historiques de notre commune, celui-là est sans doute le plus singulier !

On est au début du 13e siècle, Pérols fait partie de ce que l'on nomme le "territoire compris entre l'Hérault (le fleuve) et le Virdoule". Un ensemble que se disputent le clergé de Maguelone et les comtes de Mauguio. Ce sont finalement les évêques de Maguelone, déjà propriétaires du Montpellieret (la banlieue de Montpellier), avec le soutien du Pape, qui vont gagner la partie. 

Mais un 3ième larron fait son apparition, un Roi espagnol d'Aragon - et Comte de Barcelone - Pierre II d'Aragon qui épouse en 1204 Marie de Montpellier et s'octroie la ville de Montpellier, mais aussi ses alentours dont Pérols, après des tractations fructueuses avec le clergé de Maguelone (le Pape étant le grand protecteur de Marie de Montpellier, ça aide !).

Dés lors, sur le port de Pérols, principale activité économique de notre village, on voit apparaître une nouvelle monnaie, le "marc barcelonais" à côté de l'ancienne, le sol mélgorien. Des lieutenants espagnols du Roi à l'accent arago-catalan sont de plus en plus présents au port pour veiller à la collecte des taxes sur les marchandises déchargées. Les lois et ordonnances qui régissent la vie de Pérols, comme à Montpellier, viennent pour l'essentiel d'Espagne.

Ça va même être un âge d'or pour Pérols ! En effet, le port concurrent de Lattes décline à cause de l'ensablement. Pérols devient donc la solution de rechange pour approvisionner Montpellier. Et comme on est en pleine période de gloire du Royaume d'Aragon, maître d'une partie de la Méditerranée (Majorque, Naples, Sicile, Sardaigne, Corse, Athènes,...), Pérols en profite largement.

Mais la France n'est plus une priorité de la couronne d'Aragon qui abandonne ses possessions languedociennes. En 1349, elle vend la seigneurie de Montpellier au roi de France Philippe VI : Montpellier devient possession de la couronne de France, tout comme Pérols.



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Triste anniversaire : il y a un an, 2000 ans d'histoire de Pérols disparaissaient !

Vin à Pérols

Les vendanges de ce mois de septembre 2020 marquent les 1 an d'un triste anniversaire : celui de la fin d'environ 2000 ans d'une activité ancestrale à Pérols : le vin !

En effet, pour la seconde fois, le dernier raisin de Pérols n'ira pas dans une bouteille de vin pérolienne, mais dans une coopérative ailleurs. Plus grave, il se peut même que la dernière vigne de Pérols soit arrachée l'an prochain, faute d'utilité.

En cessant son activité, en juin 2019, dans l’indifférence générale, le Domaine Saint-Jean de la Pailletrice a scellé une grande page d'histoire du village. C'était le dernier vigneron de la commune, propriétaire de la dernière vigne de Pérols. Quant on songe que son vin (appellation VDP Pays l’Hérault avec le label IGP départemental) était encore primé, il y a 6 ans (Féminalise 2014)... triste !

Si Pérols a acquise sa renommée par la pêche de ses étangs, elle a surtout prospéré grâce à sa vigne. Il fut un temps où la Saint Miquélade (Saint-Michel), fête des vendanges le 29 septembre, était aussi importante que la Saint Sixte II. La terre pérolienne, très caillouteuse, n’est pas très favorable à l’agriculture, par contre elle était appropriée pour la viticulture. Très tôt, Pérols s’est dédiée au vin. La vie du village était totalement rythmée par ce dernier avec tous les métiers connexes. Regardez les anciennes photos de Pérols au début du 20e siècle, vous verrez un village noyé au milieu des vignes ! Un témoignage de cette époque vinicole fastueuse subsiste à travers l’énorme bâtiment de l’ancienne coopérative des "Crus de Pérols 1950" avec sa tour presque aussi haute que celle de l’église.

Vigneron à pérols

Vigne à Pérols

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Fin août 1944, c’était la libération de Pérols !

Pérols sous l'occupation

Mais au fait, comment s’est déroulée la libération de Pérols de l’occupation nazi (novembre 1942 à août 1944) ?

Le 11 novembre 1942 (jour anniversaire de l’armistice de 1918, en guide d’humiliation) Hitler rompt celui passé avec le Maréchal Pétain deux ans plus tôt, et envahit la zone libre du sud de la France. En fin de journée se présentent donc sur le parvis de la mairie de Pérols des camions garnis de soldats en uniformes feldgraude de la Wehrmacht.

Une occupation de Pérols qui revêtait un intérêt stratégique majeur, puisque c’est à proximité du Port de Pérols, plus exactement au pont reliant Carnon, que le carburant venant de Sète par le Canal du Midi est acheminé à l’aéroport de Frejorgues par camions pour les bombardiers allemands. 

Deux anneés d’occupation pendant lequel le millier d’habitants du village va devoir se soumettre aux restrictions et, ici comme ailleurs, faire profil bas face à des soldats au comportement d’occupants en vacances, trop heureux de ne pas être sur le Front de l’Est. 

Nazis à Palavas
Soldats allemands à Palavas

Pourtant, un beau jour de fin août 1944, les allemands s’évaporent subitement des alentours de Pérols sans perte ni fracas, laissant derrière eux une partie de leur armement (notamment dans les blockhaus des hauteurs de Lattes qui servaient de défense anti-aérienne). En effet, 5 jours avant, 250 000 alliés venaient de débarquer à l’Est du Rhône (Débarquement de Provence) et risquaient d’arriver. Particulièrement un certain Général français qui passait souvent par Pérols pour rejoindre son école de cadres de l’armée à Carnon (Petit Travers). Il avait déserté l’armée de Vichy pour celle de DeGaulle après l’invasion de la zone libre, ce fameux 11 novembre 1942. Son nom : Jean de Lattre de Tassigny. C’est lui qui présidera aux cérémonies de la Libération de Montpellier, le 2 septembre 1944.

Aujourd’hui encore on se demande comment Pérols, coincée entre un aéroport de la Luftwaffe et un site stratégique d’une station radar à Lattes (>>  voir notre article) a pu échapper aux bombardements ? Peut-être qu’une partie de la réponse se trouve dans le fait que les allemands n’ont jamais choisi Pérols pour y installer un Quartier Général de commandement (Mairie ou Château en haut de la Grand Rue).

Ce sera la seule occupation physique de toute l’histoire de Pérols par une armée étrangère.

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Confirmé ! Pérols était bien un lieu historique prédominant

Histoire de Pérols

Cette fois, on pense avoir trouvé le graal en termes de carte géographique. Ca va être dur d’en trouver une plus ancienne qui soit du domaine public. La plus vielle carte géographique mentionnant notre village (>> voir notre ancien article) remontait à 1650. Celle-ci est datée de 1640, mais sûrement plus ancienne dans sa conception (et pas sa publication) au vu des noms.

La grande nouveauté est le nom de Pérols orthographié "PERAUT" et même "PERAUD" pour l’étang attenant. Les plus anciens noms répertoriés étaient jusqu’alors : "PEROTZ" ou "PEROTS". Pas étonant pour des époques où l’oral primait sur l’écrit, le géographe devant se contenter de la prononciation fluctuante des locaux dans un Royaume de France où les patois locaux étaient encore la norme.

Une confirmation cependant : Pérols était bien un lieu majeur au sud de Montpellier. Ni Lattes, ni Palavas n’y figurent. À l’est de Montpellier (entre Lez et Salaison), seuls Castelnau et Pérols forment des bourgs d’importance.

Autre confirmation : la renommée de Pérols est attestée par le nom que portait le gigantesque étang qui allait de Maguelone jusqu’au sud de Lunel.

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Révolution française : Pérols change de nom

Cosme Lapadus

Allez savoir ce qu'il s'est passé dans la tête de la poignée de révolutionnaires locaux du moment pour débaptiser Pérols et nous dénicher ce nom de "Cosme-Lapalus" !!!

On comprend leur logique anti-chrétienne de virer les mots "Saint" ou "Sainte" des noms de communes, mais pour "Pérols", on ne voit pas ! La meilleure hypothèse pencherait vers une référence à un nom d'un leader révolutionnaire du coin, sûrement l'initiateur du projet.

Une certitude, Pérols a subi là une punition, prouvant la haine que les révolutionnaires acharnés de l'époque lui portaient. Trop conservatrice, trop fédéraliste (régionaliste), trop girondine (gauche provinciale de terroirs),... qui sait, peut-être trop chrétienne ?

On est le 25 vendémiaire 1793 (oui, dans leur délire, même le calendrier a été modifié !!!), l'Assemblée Nationale de l'époque passe aux mains des ultras révolutionnaires (les Montagnards) trouvant le processus de la révolution trop mou, et mettent en place un régime dictatorial (La Terreur). La suite est dans les livres d'histoire avec la chute de leur dictateur en chef (Robespierre et sa milice des Sans-Culottes) et un retour à plus de normalité.

Rajout : erreur de notre part, on a modifié : c'est Lapalus et non Lapadus... Tellement ce nom n'évoque rien, on s'emmêle les pinceaux ! 

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