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Pérols, nouveau fief de l’UDI


Jean-Christophe Lagarde à Pérols

En revenant une seconde fois à Pérols depuis son mandat de Président de l’UDI en 2014, Jean-Christophe Lagarde a clairement ancré notre commune comme épicentre de son mouvement dans l’Est du Languedoc.

Quoi d’étonnant puisque que notre Maire, Jean-Pierre Rico, en est le secrétaire départemental pour la fédération de l’Hérault, sous la présidence de son voisin montpelliérain Joseph Francis, conseiller régional Occitanie. Une fédération UDI de l’Hérault faiseuse de roi selon certains (5ième de France en adhérants) ayant largement contribué à faire élire Jean-Christophe Lagarde à la présidence nationale du mouvement en 2014. Par reconnaissance, ce dernier ne manque jamais de faire un passage chez nous lors de ses campagnes électorales. Cette fois, c’était dans le cadre d’un meeting pour les élections européennes du 26 mai prochain.

Snobant son grand allié de droite, l’UDI a choisit de voler à nouveau de ses propres ailes pour ce scrutin européen, renouvelant ainsi avec les grandes heures de l’UDF. C’est donc une tête de liste qu’accueillait Pérols, pas moins !

Dans une salle Abric bien garnie, l’invité d’honneur de notre Maire n’a pas réellement « tenu meeting » au sens propre - utiliser ce mot serait le galvauder - mais s’est livré à un long narratif en arpentant de long en large l’estrade durant 1h15. Les amoureux des rassemblements politiques exaltés à base d’applaudissements, de slogans scandés par l’auditoire, de scoops ou mots d’esprit de l’orateur, s’étaient trompés d’endroit.

Petit impair avant de débuter la réunion avec aucune allusion, ni minute de silence, aux deux Commandos Marine français tués la veille en libérant des otages français et étrangers au Burkina Faso.

Sur le fond, le leader centriste s’est livré à une longue mélopée géopolitique sur la faiblesse de l’Europe, parfois tintée de catastrophisme, conclue par des « on pourrait, si on voulait !» ou « il y aurait plein de choses à faire !». Une façon d’exprimer son amour pour le projet européen en danger selon lui. Une mélancolie entrecoupée par des sursauts pugnaces sur des airs de protectionnisme continental (taxes sur les GAFA, taxes sur les transactions financières, taxes sur les touristes qui entrent en Europe,…) posant les jalons de sa vision de la mondialisation.


---------- Pérols ----------

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