Publicité


Histoire : y-a-t-il eu un miracle à Pérols en 1944 ?


Nul n’ignore ici que la statue de la Vierge a été placée sur le clocher de leur église par les habitants de Pérols pour la remercier de les avoir protéger des bombardements pendant l’année 1944. 

Dit comme cela, on a l’impression de relater une simple superstition locale. Sauf qu’en se replongeant dans cette période, on est à deux doigts de succomber à la croyance. Surtout quand on tombe sur des photos historiques, prises du ciel après les bombardements, montrant un paysage labouré par les bombes sans que le village n’ait été touché. 

Sans oublier cette circonstance aggravante avec un Pérols pile en étau, entre un aéroport à l’Ouest (Fréjorgues) et sa station radar cernée des batteries antiaériennes à l’Est (Domaine de Causse). Un aéroport d’une importance stratégique puisque c’est de là que les avions nazis décollaient pour freiner la progression des alliés en Italie (notamment autour de Monte Casino, début 1944).

A l'est de Pérols, l'aéroport bombardé deux fois
A l'ouest de Pérols, la station radar bombardée 3 fois.

Autre circonstance aggravante pour Pérols, ce sont bien des B17 américains, et leur funeste approximation* (à la différence des bombardiers Lancaster anglais) qui lâchent leurs bombes autour de Pérols les 27 janvier et 27 mai 1944. Tellement approximative que l’Air Force sera obligée de revenir avec des chasseurs Mustangs, le 14 août, pour finaliser le travail mal fait. Cette fois, un aviateur américain (Joseph E. Gordon) y laissera d’ailleurs sa peau.

Oui, vraiment, on est en droit de croire à la protection miraculeuse d’une "bonne mère" pérolienne. 

* Une imprécision des bombardements en haute altitude de l’US Air Force, illustrée 1 mois plus tôt à 37 km de là, à Balaruc (>> lire cet article du Midi Libre). 

Vestige actuel d'un blockhaus nazi, prés de Pérols (Mas de Couran),
qui abritait les DCA chargées de protéger la station
 Radar du domaine de Causse.

_____________________________________

0 commentaires: