Publicité


Histoire : quand Pérols était desservie par des bateaux à vapeur


On est dans la première moitié du 19e siècle, l’ancien port moyenâgeux du Radel, aux abords de Pérols, est abandonné au profit d’un tout nouveau (à son emplacement actuel). Il s’appelle alors le Port « Usquin », du nom de la compagnie qui en a fait l’aménagement avec un quai d’embarquement, un approfondissement du tirant d’eau et un hangar gigantesque.

Le nom d’Usquin ne vous dit peut-être rien, et pourtant c’est bien le portrait de Monsieur Usquin, notable richissime de Montpellier et amateur d’art, que Gustave Courbet peint en 1857, lors de ses séjours à Pérols et Palavas. Le tableau est exposé au Carnegie Museum of Art, à Pittsburgh. 



Le port de Pérols devient une halte pour les bateaux en provenance du Rhône où ils sont déchargés, puis repartent vers Sète.

C’est l’époque du début des bateaux à vapeur avec roue à aubes. Les compagnies de navigations se multiplient en France pour avoir le monopole sur les fleuves et leurs affluents. Une guerre commerciale qui fait aussi rage sur les rives et canaux du Languedoc et se règlent souvent devant les tribunaux.


Sur la photo montage : Un vapeur de la classe des "inexplosibles" apparu sur les fleuves de France entre 1830 et 1850. A faible tirant d’eau et d’une largeur d’à peine de 5 m (capable d'assurer un service rapide de voyageurs), il faisait sans doute parti des vapeurs relatés par les historiens sur les canaux languedociens au 19e siècle.

_____________________________________

2 commentaires: